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dimanche 11 décembre 2011

Lieu Enchanté

Il est un lieu enchanté
Qui rime avec dentelle.
Vous y trouverez la merveille
D’une cité vieille
Qui garde le Mystère
Au creux de ses pierres
Muettes et à la fois chantante
Pour qui sait entendre.

Vous songerez vielles dentelles
Parfum de fées…
Ou Elfes flottant dans l’air


Un peu de magie
Pour les yeux ravis
Des siècles usés
Les rues pavées
De vieilles ruelles
Les chants anciens
D’anciens ménestrels
Ayant perdu leur chemin
Aux portes du temps
Ou à celles du château
Du temps où les rues
S’animaient
De joyeuses gaudrioles,
saltimbanques et troubadours
jusqu’au lever du jour.

25.08.2005

Soleillade, souvenir de vacances

Soleillade, souvenir de vacances



Au pays de la vigne

Et du nez de Cyrano,

Poussent des «  arbres à haricots »

Qu’ici, on appelle Glycine.
Et sous l’arbre mystère
qui se penche vers la terre,

Vite ! Fais un vœu, Ami,

Dans l’espoir…

D’atteindre le Paradis.



Sur les hauts coteaux

Dominant le pourpre raisin

S’élèvent de grands châteaux

Empreints d’étranges destins,

Que les pierres murmurent

Secrètement « Au clair de lune ».



Il me plait encor’ à rêver

De ces contrées boisées

Où d’anciens chevaliers

Sur leurs fiers destriers

Parcouraient plaines et vallées,

Pour rejoindre leur bien-aimée,

Leur chantant à l’oreille

De tendres ritournelles.


Et si de la Demoiselle

Le cœur était épris

Elle offrait au Vaillant

Ce doux mouchoir blanc,

Brodé de ses armoiries,

Qu’elle avait longuement

Tenu secret aux creux

De son corsage…


Au détour d’un bosquet

Où la Fée Mutine se cache
Sens Ami !

Sur ta peau brunie

Ce souffle de vie…

Ce parfum magique

D’une « caresse pommette ».



Il me plaît encor’ à rêver

À de sages ménestrels

Parcourant les ruelles

En dédale…

Pour chanter les louanges

Et la Gloire…

D’un temps qui n’est plus…



Mais le temps n’est plus

À la causerie…

Les belles referment leurs ombrelles

L’été s’achève

Les pierres redeviennent muettes

Et la rêverie s’enfuit.



Il faut bien reprendre musette,

Certes ! Ami ! Ainsi va la vie !

Mais il est si bon aussi

De conter fleurette

Pour garder l’ivresse

Et le cœur en fête

Le reste de l’année !



(CLA - 06.09.2005)